Pourquoi , kesskecé ???
Championnat d’Allemagne 2007, un sympatique américain
( vite surnommé turban par le team France) vole avec des clones
de supergee II. En fait après renseignements, ils les commercialise
sous deux formes :
le lighthawk : véritable supergee II
le lightspeed : version allégée avec moins de corde
et donc plus d’allongement.
Forcément un SG II avec moins d’ailes (version pour pilotes
sauvages) , le concept ne pouvait que me plaire, j’en achetais
donc un.
La livraison
Les délais sont indiqués sur le site Web et sont respectés.
Le tout est emballé dans du carton fort doublé de contre
plaqué 5 mm à l’intérieur. C’est normalement à toute épreuve
mais les manutentionnaires de l’aéroport se sont surpassés
et j’ai reçu le mien en version puzzle. Ceci m’a permis
de voir le sérieux de monsieur RC-Builder ( coup de téléphone
des US dans le quart d’heure qui a suivi mon mail). Après
d’autres surprises ( douanes….) j’ai enfin pu passer à la :
 Construction
La construction fait l’objet de tout un tas de pages Internet
sur le site du fabriquant je ne détaillerais donc pas, par contre
il faut savoir que :
toutes les photos sont des photos de lighthawk et si elles sont utilisables à titre
d’exemple, les PDF joints sont faux pour le lightspeed les dimensions étant
différentes. Va donc falloir improviser…
le kevlar est « poreux » : Lors du collage
des mes boites de RDS à l’époxy rapide celle ci a
bien failli coller l’aileron sur l’aile ( l’aileron étant
retourné sur l’aile pour ce collage, voir le site web).
On s’en sort quand même, mais faut garder l’idée
de légèreté tout le temps à l’esprit
sinon on ne tiens pas le devis de 215 grammes.
Le travail est quand même très conséquent pour un
kit et beaucoup de choses déjà faites sur les planeurs
européens sont à faire sur ce type de machine.
La mise en place de la radio :
Pour le RDS de l’aile il faut être super soigneux pour obtenir
quelque chose de propre et sans jeux ,et les seuls servos que l’on
peut mettre vu la place sont des D47 ( topmodel 1118 dans mon cas).
Pour le reste il y a de la place à revendre dans le fuseau c’est étonnant
vu la philosophie de la machine, mais je suis habitué à moins
de place.
J’ai laissé tomber les CAP extérieures prévues
pour un aller-retour kevlar à la dérive et un pull + ressort à la
profondeur, le tout cheminant dans le tube carbone.
Au final avec 4 D47, un SMC 16 scan et 4*250 mAh/NimH j’atteints
217 grammes c’est nickel.

Réglages.
C’est comme d’habitude avec les profils AG, on prends comme
référence « de lancer » l’intrados
plat et on descend un poil (2 mm) pour le vol normal. On descend encore
de 2 mm pour le thermique.
J’ai du snap-flap ( plein cabré-> 2 mm de volets baissés)
et un mixage ailerons donne dérive , le tout débrayable à volonté.
Pour le centrage c’est la grande inconnue, je suis parti de 65
mm de la pointe du bord d’attaque.
 Premier vol :
Je l’ai effectué un matin à 08h30 dans du zéro
total, pas un brin d’air, pas de soleil, atmosphère humide
( faut pas poser dans l’herbe ). Les 215 grammes, la corde étroite,
et le centrage « à la louche » me rendent
prudent
J’ en suis encore sur le cul, pas un trim à retoucher, ça
part hyper droit au lancer et c’est un véritable vélo
ensuite !!!
Moi qui m’attendais à un truc pointu !!!!!
Ca part moins haut que je ne l’espérais, mais ça
a l’air hyper fin.
Bon va falloir tester avec d’autres planeurs pour comparer.
Les autres vols.
Les vols suivants ont eu lieu avec du vent assez important. Ca m’a
laissé encore une fois sur le cul ( ça va devenir une habitude), ça
remonte super bien le vent !!!!
Au bout de 10 / 15 minutes la dérive s’est pliée
sur un lancé. La constructeur me dit que c’est anormal et
qu’elle a certainement pris un coup pendant le transport….
Bon, je répare et on réessaie…..
Ma réparation est un poil lourde la planeur fait maintenant 225
grammes car forcément une réparation sur la dérive
= plomb dans le nez.
Même à 225 grammes le planeur reste facile, avec un peu
de recul, je pense qu’il monte bien au lancé et malgré la
masse je ne me retiens pas du tout.
Conclusion des vols :
Je me suis encore une fois complètement planté en estimant
le domaine de vol de ce planeur avant achat.
Je pensais avoir une machine pointue, qui se satelliserait au lancer
et qui resterait scotchée en l’air ensuite dans du zéro.
Mais à utiliser le matin ou le soir sans zef.
Je me suis retrouvé, en fait, avec un planeur hyper polyvalent
qui malgré sa faible masse et corde vole comme n’importe
quel SAL performant, la facilité en plus. Le taux de chute est
dans la moyenne sans plus, la finesse est très bonne ( voir excellente
vue la masse), la hauteur de lancer est dans la norme.
 Conclusion générale :
C’est une très bonne machine, performante, originale et
facile à faire voler.
Par contre tout mis bout à bout, ce planeur revient cher comparé à certains
planeurs européens à aile creuse et vu la quantité de
travail qu’il reste à effectuer avant de voler c’est
un planeur « coup de cœur » et non pas un
achat raisonnable.
Niveau solidité, si l’aile a l’air super costaud le
fuselage demande plus de soin car hormis la dérive pliée
citée plus haut j’ai aussi un tube de fixation d’aile
qui s’est décollé, attention donc.
Je voulais connaître le comportement de cette machine légère
avec peu de corde et possédant une technologie permettant de la
faire soi-même, je n’ai pas été déçu,
je pense donc que je vais essayer d’en dériver un perso
sur le même concept.
Rudy
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